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Cadence

Entrée. Plat. Disco.

Domaine Mataburro

Par Paul

On poursuit notre tour des vignerons. Après Mylène Bru dans le Languedoc, on reprend la route vers le Sud, direction le Roussillon pour de nouvelles dégustations.  

A quelques bornes de Perpignan, du côté de Rivesaltes, nous faisons la connaissance de Laurent Roger, de sa compagne Mélissa, et du Domaine Mataburro. En 2017, Laurent en a raz-le-verre de Paris. L’ancien sommelier du Verre Volé, entre autres adresses où il fait bon boire, décide de retourner vers sa Catalogne natale pour travailler la terre, et faire du vin… du bon vin !

Il reprend 2,5 hectares de vignes collées au chemin de fer qui traverse le Roussillon vers Perpignan, et qui servait autrefois à l’acheminement des fruits de la campagne vers la ville. Le jour de la mise en service de cette voie ferrée en 1910, ces nouveaux rails sont fatals à deux pauvres bourriques, paix à leurs âmes. 110 ans plus tard, le nom est resté : Mataburro !

Sur les parcelles, on trouve des vieilles vignes de grenache plantées dans les années 50, et du merlot planté par le père de Laurent dans les 90’s. Du merlot à Rivesaltes ça ne court pas les rues, ni les champs, ni rien du tout. Mais à l’époque, les grands vins de Bordeaux ont le vent en poupe, et Papa Roger tente l’aventure merlot. Idée lumineuse. Cette parcelle de merlot située sur des sols argilo-calcaire et des galets siliceux donne des jus d’une fraîcheur redoutable, malgré les saisons presque arides que peut connaitre cette région.

En plus de ces deux cépages, on nous dit dans l’oreillette que Laurent et Mélissa viennent de récupérer une parcelle de Maccabeu. Tiens tiens, un cépage blanc…

Vieilles vignes de Grenache, sol vivant

Le domaine est aujourd’hui en conversion Bio. Mais le couple n’avait pas besoin de cela pour s’inscrire dans une démarche respectueuse de l’environnement, et ce depuis le Jour 1. Laurent et Mélissa ne travaillent la vigne qu’à la main. La pioche pour les pieds, sécateur pour la taille. Sur le domaine, on trouve même des nichoirs à oiseaux qui s’occupent de réguler la prolifération de certaines bestioles.

Ils travaillent des macérations courtes, avec pour objectif la fraîcheur, la buvabilité, et la joie. Youpi ! C’est réussi ! Cela donne des vins vraiment uniques, un style aérien léger, très floral, et qui expriment leur terroir à la perfection. Vous comprenez maintenant pourquoi on vous en parle mi-juin.

On a reçu 3 cuvées qui seront disponibles cet été à la carte.
Mura Mura : un rosé d’une nuit (Merlot majoritaire, grenache noir et une pointe de muscat)
Idoine :Un pur merlot, un ovni dans la région
Otium : Un assemblage grenache noir, grenache gris et maccabeu

Attention ! Si vous trouvez que la bouteille descend trop vite ce n’est pas qu’elle est percée. 😏

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